Recherche

Un fort soutien à la recherche

Émilie Gillet
17/08/2021
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Chaque année en France, environ 2 200 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chez les moins de 18 ans.

La recherche française en oncopédiatrie est soutenue par des fonds publics à hauteur de 15 à 20 millions d’euros par an. Sensibilisée par les nombreuses associations de patients très investies sur ce sujet, Frédérique Vidal, ministre de la Recherche, a doté la recherche fondamentale sur les cancers de l’enfant d’un fonds supplémentaire de 5 millions d’euros par an depuis 2019

Détaille Natalie Hoog-Labouret, responsable pédiatrie au pôle Recherche et innovation de l’Institut national du cancer (INCa).

Il ne s’agit pas d’une simple rallonge budgétaire mais bien de favoriser spécifiquement la recherche fondamentale avec pour objectifs de mieux comprendre les causes des cancers pédiatriques, de dépasser le cap des 80 % de survie à cinq ans, de faire diminuer les séquelles à long terme des traitements et de voir émerger des programmes de recherche innovants. 

Ce fonds spécifique va par exemple favoriser la mobilité des jeunes chercheurs, les rencontres avec des équipes ne travaillant pas spécifiquement en oncopédiatrie, et des projets à haut risque. Il est piloté par l’INCa en collaboration étroite avec des collectifs rassemblant des associations de parents, des professionnels de santé et des organismes caritatifs. La recherche clinique française s’appuie aussi sur les CLIP2 : 16 centres labellisés pour mener des essais cliniques de phase précoce par l’INCa, dont 7 ont une activité en cancérologie pédiatrique comme celui de l’Institut Curie. Ils sont un maillon essentiel à l’essor de nouvelles thérapies dans le domaine de l’oncopédiatrie.

Environ 60 % des malades du cancer de moins de 15 ans participent à un essai clinique aujourd’hui en France. C’est bien, mais on peut faire mieux encore, notamment avec les adolescents, qui sont souvent les oubliés de la recherche clinique.

Précise le Pr Virginie Gandemer

En février dernier a été dévoilée la nouvelle stratégie de la France contre le cancer. Dans ce plan 2021-2030, un accent particulier est mis en faveur des cancers pédiatriques, notamment dans l’axe 4 intitulé « S’assurer que les progrès bénéficient à tous ». Il vise à favoriser le développement de nouveaux traitements, y compris pour les cancers rares et ceux de mauvais pronostic, mais aussi à encourager la
désescalade thérapeutique, la pertinence et l’innovation thérapeutiques afin de limiter au maximum les complications et les séquelles à long terme.

Dans les cancers pédiatriques, on vise autant le “guérir plus” que le ”guérir mieux”.

Résume le Pr Virginie Gandemer.