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L'immunothérapie, une efficacité à géométrie variable

03/08/2020
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L’immunothérapie est efficace chez 25 à 40 % des malades atteints d’un cancer. Mais, en réalité, cela dépend du type de tumeur : explications.

L’immunothérapie est efficace chez 25 à 40 % des malades atteints d’un cancer. Mais, en réalité, « cela dépend beaucoup du type de tumeur : elle est efficace chez moins de 10 % des cancers de la prostate ou de la thyroïde, chez 40 à 50 % des mélanomes et jusqu’à 80 % des patients atteints de maladie de Hodgkin, précise le Pr Éric Tartour, chef du service d’immunologie biologique à l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP, Paris). Par ailleurs, parmi les différents critères de réponse clinique, la survie globale semble plus adaptée à l’évaluation de l’efficacité de l’immunothérapie que la diminution du volume tumoral, utilisé dans les autres traitements anticancer. » Plus que l’organe touché, ce sont des caractéristiques biologiques et génétiques qui vont déterminer si une tumeur va répondre ou non à l’immunothérapie :

Les tumeurs peu infiltrées par les cellules immunitaires répondent moins bien, comme celles qui présentent peu de mutations ou d’ instabilité génétiques. 

Pour améliorer l’efficacité de l’immunothérapie, l’heure est désormais aux recherches permettant une meilleure compréhension des mécanismes de résistance pour guider les combinaisons thérapeutiques.

Il y a beaucoup de candidats médicaments dans les tuyaux des industries pharmaceutiques, ce qui est plutôt prometteur et nous conduit vers des immunothérapies de plus en plus personnalisées.

analyse le Pr Tartour.